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Californie : la bombe de « Prop37 »

Les récentes élections américaines ont inondé gazettes et lucarnes. Il est cependant curieux de constater que peu de médias français importants, à l’exception du journal Le Monde, aient cru bon d’attacher une attention particulière à cette proposition 37 sur l’agenda californien. Et pourtant… Voici tel quel et sans commentaires l’article paru dans MercuryNews.com.

Dans les multiples items accompagnant le vote pour l’élection présidentielle US, ceux-là par voie référendaire, « Prop37 »  aurait imposé une obligation d’étiquetage des aliments contenants des ingrédients génétiquement modifiés. Au bout du compte, rejetée par 53% des votants contre 47 % pour.

Des céréales au tofu

Les partisans du « pour » ont oeuvré principalement dans les médias sociaux et par une forte action de terrain, dans l’espoir de faire de la Californie le premier État américain à mettre en place une telle disposition, soit l’estampillage « génétiquement modifié », des produits alimentaires industriels, des céréales du petit-déjeuner au tofu.

Mais ces supporters ont été « désarmés » par une campagne du « non » fortement orchestrée, dans laquelle ont été investis 46 millions de dollars, aboutissant à un matraquage de la Californie par de multiples messages et injonctions ( seule une petite part de l’argent venait de Californie, le reste de Washington et d’Etats agricoles).

Monsanto agressé

27 millions investis notamment dans des spots, télé et internet radio, Monsanto, leader des  de la semence génétiquement modifiée, assurant à lui seul 8,1 million de dollars.

Les partisans du « pour » n’ont pu disposer en balance que de 9,6 millions de dollars, la contribution la plus importante provenant de Joseph Mercola,  un « activiste holistique» dans le domaine de la protection de la santé d’Illinois.

Secouer la poussière

« Bien, chers amis, Monsanto a fait le business une fois de plus. Mensonges, tricheries, abus, et suffisamment de bobards envers l’électorat pour nous retirer le tapis sous les pieds », peut-on lire d’un internaute en faveur du « pour » sur Facebook. « Nous allons devoir nous rassembler, secouer la poussière (de nos semelles) et continuer à avancer ».

« Prop 37 » a donné lieu en fait à un affrontement bizness contre bizness. D’un côté les firmes de produits naturels, des chefs « cuistots » célèbres, de nombreux patrons d’exploitations organiques contre une variété de fermiers traditionnels et les tenants géants de l’industrie alimentaire chimique et semencière.

Un désavantage compétitif

Ces adversaires ont argué que la mesure était imparfaite et malavisée, message qui a fait son effet. « Nos familles respirent un peu mieux aujourd’hui », selon un fermier d’Oroville, qui cultive des olives et vend son huile.

« Cela aurait signifié de nouvelles et coûteuses réglementations pour nous,  qu’aucun autre état n’a fait siennes et nous aurait désavantagés dans la compétition. Heureusement, les votants l’ont compris et l’ont rejetée pour nous protéger ».

Notons qu’en France une avancée majeure s’est produite avec le décret de juillet dernier autorisant les fabricants opérateurs à présenter la mention « sans OGM » sur leurs produits. Par un logo de couleur jaune, entouré d’un cercle noir et ce texte : « OGM J’EN VEUX PAS ».

Greenpeace au front

Mais le combat est loin d’être fini aux Etats Unis comme  en Europe.  Vêtus d’un masque et d’une tenue de protection jaune, 27 militants de Greenpeace viennent d’arroser d’eau le parvis à l’entrée du siège de la Commission de Bruxelles.  Un geste symbolique pour dénoncer les projets d’autorisation de semences OGM résistants aux désherbants dans l’Union européenne.

«  La culture des OGM équivaut à employer plus de produits chimiques, en multipliant par 15 l’usage des herbicides, c’est le sens de notre message », lisait-on sur le panneau (on sait que ces herbicides font d’énormes dégâts dans les populations d’abeilles).

Appuyer sur le bouton

26 semences OGM seraient en attente d’autorisation,  6 dont le trop fameux MON 810 (du groupe Monsanto) ont déjà obtenu un avis positif de l’autorité européenne pour la sécurité alimentaire (EFSA). « Tout est prêt, il suffit d’appuyer sur le bouton », confie anonymement un de ses membres.

Seulement voilà, l’exécutif bruxellois se méfie des conséquences politiques probables et déplore devoir prendre des décisions difficiles, sur lesquelles les États de l’Union sont incapables de s’entendre.

Courageuses, France et Allemagne se sont abstenus lors des votes sur les demandes de commercialisation, position que la Commission apprécie comme un blanc-seing donné à la mise sur le marché (source Afp).


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