L’argent qui pollue

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Les régions désertiques ont parfois l’avantage d’être riches de leur sous-sol. À Tinghir (Haut Atlas), l’on extrait du minerai d’argent. Mais cela ne va pas sans heurts avec la population locale.

L’une des revendications concerne les ressources hydrauliques. La mine épuise les nappes phréatiques. Et compte creuser d’autres puits, nécessitant 50% d’eau supplémentaires.

La société exploitante SMI affirme faire des efforts pour réduire les besoins, améliorer le réseau des Khettaras et mettre en place de petits barrages, qui retiendront l’eau de pluie.

Le problème environnemental, également autour de l’eau recyclée, se double d’un problème social. Les 8000 habitants d’Imider, localité proche, réclament plus de travail, un accès digne aux services d’éducation, de santé et de transport et le désenclavement de la région.

En pointe dans la lutte, les jeunes veulent plus de recrutements locaux. Suite aux manifestations, 3 d’entre eux sont allés en prison. La mine cristallise en effet les frustrations d’une population parmi les plus pauvres du pays.

(Source MEDIAS 24-2014)

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