Ces déchets qui inspirent

Le Crapaud Fiess et Liniger : recyclage déchets

Nombreuses sont les initiatives qui font éclater les fonctions habituelles, ancrées dans nos têtes, d’objets du quotidien.

Soudain leur champ s’élargit de façon parfois amusante, en tout cas innovante, pour répondre notamment à ce que notre société produit le plus, les déchets.

 

Gobelet de papier

Jeune étudiant américain, Alex Henige s’est interrogé sur les 400 millions gobelets, qui sont le lot d’une journée lambda de consommation de café aux États-Unis.

Certes, beaucoup de ces contenants sont déjà recyclables et recylés, mais ne peuvent l’être sans fin. On pourrait, au moment de leur fabrication les « enrichir ” en lestant leur texture de graines de vie, ainsi l’imaginait notre étudiant.

Éthique

Ainsi, tout gobelet, une fois utilisé et mis en terre, pourrait donner naissance à un arbre, partout où le reboisement le justifierait. Son enveloppe disparaitrait avec l’eau (de pluie ou du robinet) et, en l’espace de 4 à 5 semaines, les graines commenceraient à germer.

Pas plus chers à produire, paraît-il, que les équivalents bio actuels, la restauration utilisant ce genre de gobelet verrait s’ouvrir la possibilité d’une action éthique remarquable.

Variétés

À charge pour les commerçants intéressés de les distribuer à des organisations de protection des forêts, communautés locales, associations, meutes de boyscouts, qui les replanteraient dans des zones « utiles ».

De plus, les graines des futurs arbres seraient sélectionnées en fonction des besoins locaux, la variété étant inscrite sur le gobelet. L’idée fait son chemin, un projet de financement participatif est en cours.

 

Et que faire des pneus usagés ? En Europe, 6 pneumatiques sont remisés chaque seconde. Soit, pour la France, 42 millions de tonnes chaque année, sans compter ceux, par milliers de tonnes également, précipités dans des décharges sauvages.

400 ans

Quand on sait qu’un de ces pneus peut mettre 400 ans avant de se dégrader…Il y a de quoi désespérer ou… s’interroger.

Transportons-nous à 40 kilomètres de Bogota (Colombie), dans la localité de Choachi. Là, à flanc de coteau, on sera surpris de découvrir de petites constructions en forme d’igloo, à l’extérieur sombre et boudiné.

Entassés

Il s’agit d’habitations, réalisées à partir de pneus usagés, entassés les uns sur les autres pour former les murs arrondis de cet igloo des alpages. Remplis de terre et réunis en blocs compacts de 200 à 300 kilos, puis maintenus par des barres de fer intercalées entre eux.

Ils couvrent également les toits, leur surface extérieure repeinte dans des couleurs jaune ou ocre pour leur donner une allure plus gaie. Et fournissent encore le matériau des escaliers et des terrasses.

Résistance

Les lucarnes dans les chambres sont habillées de bouteille de verre de couleur pour laisser passer le plus de lumière, les architectes s’étant dit, quand à recycler, allons jusqu’au bout de la démarche.

Enfantées par des esprits ingénieux, les habitats sont proprets, aérés, jolis à voir, de plus aptes à mieux encaisser les secousses telluriques fréquentes dans cette Cordillère des Andes. Et peuvent entrevoir une longue vie devant eux, vu la résistance du pneumatique à la dégradation naturelle.

Pneumopole

Les 9 000 pneus ayant servi à cette originale et première « pneumopole » sont de peu d’incidence, bien entendu, quand on considère les 5,3 millions d’unités de la consommation nationale, souvent incendiés dans les déchetteries.

Ce traitement sauvage entraine une grave source de pollution pour la capitale Bogota, de 7 millions d’habitants, résignée à vivre dans les effluves de gaz du trafic automobile. Mais une , petite, voie est tracée.

 

Pain liquide

De jeunes entrepreneurs bruxellois ont phosphoré, eux, sur tout ce pain invendu jeté à la poubelle. Ils ont cherché et réussi à lui donner une autre existence en créant une nouvelle bière, qui sera servie dans leur brasserie dès juillet prochain.

La bière a été baptisée Babylone en vertu de ce pain liquide fermenté consommé il y a plusieurs millénaires, ancêtre du breuvage actuel.

“Bière et pain sont des céréales très proches dans leur concept, mais une année a été nécessaire pour mettre la boisson au point », note l’un des chercheurs.

Amertune

De plus, l’on fait appel à des personnes précarisées pour le ramassage du pain rassis, blanc ou gris (pas de multicéréales), sachant qu’un brassin de 4000 litres en exigera une demi-tonne, une fois collectée, transformée et conditionnée en farine. C’est dire l’ampleur du ramassage nécessaire.

Les Bruxellois sont gens cosmopolites. L’ancrage avec Babylone s’imposait, également à leurs yeux l’intégration dans les cuves de brassage d’un houblon britannique et de 2 autres venant du Nouveau Monde, assurant cette amertume essentielle, sans laquelle toute bière devient simplement bibine.

 

loeilducrapaud

Confrontée à une sécheresse “historique”, la Californie est assoiffée. Son gouverneur vient de décréter une réduction de la consommation d’eau de 25%. Ce qui pose problème dans un  État à forte production maraichère et fruitière.

À l’approche de la conférence de Paris en décembre, les Éditions Nane publient dans la collection “Explique-moi”, un petit ouvrage fort à propos : “Le climat”.

Y sont expliqués, avec force photos, cartes et  infographies, les dérèglements actuels de la machinerie climatique planétaire, le rôle de l’homme, les outils créés pour mieux les comprendre et les perspectives pour demain.

Clair et précis, cet ouvrage et la collection a le mérite d’être accessible aux ados,  parents et éducateurs.

Le climat aux editions Nane

 

 

 

 

 

 

 

 

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