Le monde croule aussi sous les déchets high-tech

Le crapaud - Jérôme Liniger - Le monde croule aussi sous les déchets high-tech

Attention, danger. Dans un article fort bien documenté, le magazine National Geographic fait l’inventaire des déchets high-tech, de leur volume et de ce qu’ils deviennent. Hélas pas réjouissant…

Rien qu’aux Etats Unis, des dizaines de millions d’ordinateurs et de téléviseurs sont mis au rebut, année par année, et près de cent millions de téléphones portables. On sait aussi que pour les TV, 13,4% seulement sont recyclés, les ordinateurs de bureau, 26,1%, les téléphones cellulaires, 19,2%.
A regarder la liste des composants toxiques d’un ordinateur personnel, danger.

Les tubes à rayons cathodiques – écrans d’ordi ou de télé, ils contiennent jusqu’à 4 kg de plomb. Mais ils sont appelés à disparaître du commerce. Les écrans plats à cristaux liquides sont plus « propres » mais utilisent du mercure pour le rétro-allumage. Si l’on fait le compte exact, la coque plastique renferme : PVC et retardateurs d’ignition bromés, les circuits électriques : PVC, mercure et plomb, le tube cathodique : baryum, le revêtement intérieur : cadmium, l’entonnoir : plomb, le joint pour fixer la vitre : 7O% de plomb et encore du plomb dans le panneau avant. La manipulation sans précaution de ces éléments peut entraîner différents troubles physiques pour l’homme, sur les reins et le foie, le sperme, la thyroïde, les poumons, le développement fœtal, troubles gastro-intestinaux, difficultés respiratoires, lésions au cerveau, substances cancérigènes. Pas de panique cependant : aucun risque dans les appareils en activité.

Et leur devenir ? La majeure partie des déchets électroniques finissent dans les décharges, sont parfois incinérés. Le reste bien souvent – dans cet égoïsme propre à l’occident, est envoyé dans les pays pauvres, Inde, Malaysie, Afrique, pour une récupération sauvage et problématique, dont peu d’organismes nationaux ou internationaux se soucient. Les pays fortement industrialisés commencent à se saisir du problème, ayant compris que, vu la demande mondiale, remettre la main sur ces métaux de valeur devient une entreprise rentable, Qu’on se rassure : Quelques vieux ordinateurs vont tout de même entrer au musée, celui qui vient d’ouvrir ses portes sur le toit de la Grande Arche à Paris, pour que reste une trace plaisante de la formidable histoire de l’informatique en l’espace d’un demi-siècle.
s/national geographic

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