Abu Dhabi se tricote un destin écologique

Le crapaud - Jérôme Liniger - Abu Dhabi se tricote un destin écologique

Les pays du golfe, maîtres après Dieu du pétrole bon marché, d’où puissance et influence, ont souvent irrité les pays occidentaux. Mais voici qu’ils viennent nous donner des leçons de développement durable…


Ainsi l’émirat d’Abu Dhabi annonce un projet de ville écologique modèle, près de l’aéroport, néanmoins en terre désertique. « Masdar » devrait compter 5O OOO habitants en 2O15, notamment des chercheurs, étudiants, écologistes, car l’ambition est d’en faire une autre Silicon Valley, avec un institut de recherche soutenu par le Massachussets Institut of Technology (USA). Les entreprises innovantes, n’en seront pas exclues, on s’en doutait, mais installées dans une zone économique spéciale et exemptées d’impôts. Pour les autres objectifs : recyclage complet des déchets, de ce fait réduction de 8O% de l’eau de mer dessalée, irrigation des plantations hors site par les eaux usées, cultures destinées à la production d’agrocarburants, enfin exploitation de l’énergie solaire – aussi abondante dans le ciel que le pétrole sous terre – sous toutes les formes possibles.

Le crapaud - Jérôme Liniger - Abu Dhabi se tricote un destin écologique

Il est amusant de noter que le cabinet d’architectes britannique chargé des plans s’est inspiré des médinas traditionnelles, une cité entourée de murs pour la protéger des vents, aux ruelles étroites, longées de cours d’eau pour rafraîchir corps et esprit et pas plus de quelques centaines de mètres pour trouver commerces et services. Bref une ville sans émissions de carbone, sans déchets et bien sûr sans voiture. Première pierre posée sous peu, budget avancé :15 milliards de $ (10 mio d’€).

D’autres initiatives de villes garanties “pur écolo” vont voir le jour, «Bedzed » un éco-quartier au sud de Londres et « Dongtan » en Chine. Plus près de nous, Caudebec (Seine Maritime), qui en a trouvé l’inspiration à Fribourg en Allemagne, mettra en chantier son éco-quartier sur une trentaine d’hectares. « L’avantage d’être en retard, on regarde ce que font les autres », dit le maire pas prétentieux. Pas de budget annoncé, mais restons modeste. Rien avec à voir avec celui de Masdar.

s/ Le Monde

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